L’énigme de l’île de Pâques

2011 – L’énigme de l’île de Pâques – ( Qualité 576p, taille 50 – 518 Mo pour 49’06 », original 51’16 »), vérifié et bon pour le site.

   Résumé de: L’énigme de l’île de Pâques

   Les Moaïs, ces statues à forme humaine de l’île de Pâques, restent un grand mystère archéologique. Comment ces lourds blocs de roche volcanique ont-ils été déplacés tout autour de l’île ? Pour le découvrir, deux archéologues tentent de les « faire marcher ». En effet, selon la tradition orale, les Moaïs auraient été transportées verticalement. Afin de reproduire cette incroyable entreprise, les deux hommes édifient une reproduction et tentent de la déplacer.

   Controverse sur les statues de l’île de Pâques

   Les moaïs ont été déplacées à la verticale et non à l’horizontale, ce qui remet en cause la théorie de la déforestation de l’île pour leur transport.

   L’île de Pâques (Rapa Nui en pascuan) a été une des dernières îles du Pacifique à être colonisées par les Polynésiens. Leur date d’arrivée est toujours discutée, elle est estimée entre 400 et 1 200 de notre ère. L’attention est focalisée en ce moment sur la question de savoir comment les centaines de statues géantes (les moaïs) qui se dressent partout dans l’île ont pu être déplacées sur de longues distances.

   Une équipe de l’université de Californie conduite par Carl Lippo avance l’hypothèse que les anciens Pascuans les ont déplacées en position debout en les faisant pivoter sur leur base et non pas couchées, tirées sur des rondins de bois. Lors d’une expédition financée par le National Geographic, ils ont fait la démonstration qu’il suffisait pour cela de trois grandes cordes et de dix-huit solides gaillards. Leur étude est publiée en ligne dans le Journal of the Archaeological Science.

   Les premiers habitants de l’île de Pâques ont taillé près d’un millier de statues géantes, les moaïs. La plus grande d’entre elles mesure 10 mètres de haut et pèse 74 tonnes. La plupart font 4 m de haut. De la carrière de basalte où elles étaient taillées jusqu’aux sites où elles sont encore postées, elles ont été déplacées sur cinq kilomètres de distance en moyenne. Plusieurs ont parcouru de 16 à 18 km. Près de 25 kilomètres de routes sont encore visibles aujourd’hui sur les images satellites.

   Le dos des statues taillé en deux fois

   Carl Lippo n’est pas le premier à avancer cette théorie. À la fin des années 1980, le célèbre archéologue norvégien Thor Heyerdahl avait déjà essayé de déplacer une statue en position verticale. Mais l’expérience s’était révélée peu concluante, elle était tombée et sa base s’était beaucoup abîmée en écrasant le sol.

   Carl Lippo et son équipe ont tout repris de zéro. Ils ont observé qu’avant d’être érigées sur leur emplacement définitif les statues ont le dos plus large et le centre de gravité situé très en avant. De plus, leur base étant légèrement convexe, elles sont en équilibre instable et pivotent facilement quand on les tire avec les cordes d’un côté et de l’autre. L’équilibre de ces grandes quilles est tellement fragile qu’il faut mettre des cales pour les empêcher de tomber. Une fois arrivés à destination, le dos des moaïs étaient taillé à nouveau, on leur posait des yeux de corail et une grande coiffe de tuf rouge.

   Les chercheurs ont construit une réplique de 7 m de haut sur le modèle des statues abandonnées en chemin. L’aisance avec laquelle ils sont parvenus à la «faire marcher» est frappante, comme le montre une vidéo. Carl Lippo estime qu’elles pouvaient parcourir ainsi 100 m en 40 minutes. Rien à voir avec les 100 m par jour calculés par Thor Heyerdahl. On peut être étonné que les Pascuans aient fait preuve d’une telle maîtrise pour déplacer des pièces aussi lourdes. Pour des navigateurs hors pair, elle n’a peut-être rien de surprenant.

   Les positions des statues tombées en chemin apportent de l’eau au moulin des chercheurs californiens. En effet, celles qui se sont renversées au cours de la phase de transport sont tombées la tête en avant dans les pentes descendantes et sur le dos dans les montées. Par ailleurs, 70 % des statues sont très abîmées à la base, ce qui laisse supposer qu’elles ont été déplacées dans la position debout.

   Incapables de les relever

   Pour Carl Lippo, les statues n’ont donc pas été mises à l’horizontale et tirées ensuite sur des poteaux de bois, comme le prétend une autre théorie. Ils estiment que les Pascuans étaient incapables de les relever. C’est pour cette raison qu’ils ont abandonné celles qui sont tombées en route. A leurs sortie de la carrière, les statues étaient déjà debout.

   L’histoire de l’île est étroitement liée à la problématique du transport des moaïs. Selon le géographe américain Jared Diamond, en charriant les statues sur des arbres, les anciens Pascuans ont complètement dévasté leur île. Sa déforestation totale a entraîné la destruction de son fragile écosystème, la disparition d’une grande partie des ressources naturelles et la misère de ses habitants.

   Dans son livre publié en 2005 (1), il fait de cette histoire de l’île de Pâques le signe avant-coureur de ce qui attend l’humanité si la dégradation de l’environnement continue au rythme actuel. Carl Lippo et son équipe remettent donc en cause la version de l’«écocide». Pour eux, la déforestation ne peut pas être directement attribuée aux statues. Il faut donc chercher d’autres pistes.

(1) Effondrement , Gallimard, «NRF essais».

   Ajout personnel: Il peut être extrêmement dangereux, voir pernicieux d’établir un parallèle entre ce qui s’est passé sur l’île de Pâques et la situation actuelle de la planète Terre. bien que la notion d’écocide soit tout à fait pertinente. Car elle correspond parfaitement à  la réalité de ce qui se passe sur la Terre d’aujourd’hui. En effet, comme cette notion pour l’île de Pâques est totalement remise en question, ils est très tentant pour les sceptiques de s’emparer de cette négation pour étayer l’idée que le suicide écologique actuel de la race humaine n’est qu’une aberration, que les Humains n’ont rien à y voir, que quoi qu’il arrive ils s’adapteront etc… Ce qui est sur, c’est que quand l’explorateur hollandais Jakob Roggeveen débarque pour la première fois sur l’île, celle ci avait été déjà totalement déboisée mais il est également vrai que la société Pascuanes été loin d’avoir périclité. J’en veux pour preuve qu’un siècle plus tard  1500 Pascuans ont été kidnappés par les négriers Péruviens, c’est dire combien à cette époque la société Pascuane comptait encore de milliers et de milliers d’individus. Et quelques décennies plus tard, ils n’étaient plus qu’une centaine! C’est cela qui a sonné le glas de cette culture.

   Si la notion d’écocide est remise en question c’est notamment du à l’incroyable imprécision quand à l’arrivée des premiers Pascuans: une fourchette d’un millénaire ce qui implique une population allant de 3000 ou 20 0000 Habitants…

   Il serait judicieux de se poser la question de savoir, si dès le début, les Pascans on déplacé leur Moaïs verticalement ou si ils ont du procéder ainsi après avoir procéder à une déforestation totale de leur île,??? En effet, comme cette manière de transport parait compliquer!

   Un passage explicatif sur la fabrication des cordes en écorce d’arbre par les Pascuans aurait été le bien venu. En effet, ce devait être, la aussi, une véritable industrie…

   En ce qui concerne le principal sujet du documentaire: le déplacement des Moaïs, on ne peut qu’être admiratif devant le sérieux de l’étude de ces 2 archéologues Californiens et de la minutie de sa mise en pratique. Car tout « colle », tout est absolument cohérent!

   Voici le lien Wikipédia pour: L’île de Pâques. NB on y apprend, avec la plus grande stupéfaction, que les Pascuans possédaient un langage écrit le « rongo-rongo ». Au cours de ces 2 premiers documentaires sur l’île de Pâques, le contraire était exactement précisé, que seule une tradition orale existait??? Tous ces débats, sans arrêts contradictoires, rendent difficiles une compréhension générale de l’histoire des habitants de cette île.

   A 02’26 » je pense que le commentaire voulait signifier « pour un peuple qui ne connaissait pas la roue, (comme les Incas), plutôt que « avant l’invention de la roue ». Celle-ci ayant été inventée bien avant les Moaïs: cf. le lien Wikipédia pour la roue.

   La petite vidéo qui suit est particulièrement émouvante, voir presque magique. C’est un moment de consécration pour ces 2 archéologues qui couronne tant d’efforts. Les Moaïs ont pu être déplacer de la sorte et ont vraiment l’impression de marcher.

2011 – L’énigme de l’île de Pâques – Passage sur le Moaï qui marche – ( Qualité 576p, taille 50 – 53.7 Mo pour 05’05 »)

   Et d’autres photos tirées du documentaire (en ordre chronologique):