Une vie ailleurs

 

2010 – L’empire du système solaire – 5 sur 5 – Une vie ailleurs – ( Qualité 576p, taille 50 – 496 Mo pour 47’03 », original 49’27 »), vérifié et bon pour le site.

 

   La Terre est-elle la seule planète du système solaire à abriter la vie ? Des scientifiques explorent différents environnements où le développement de la vie, à première vue, paraît improbable. Et pourtant, que ce soit dans des abysses froids et noirs, dans les déserts arides ou au milieu d’un lac de sel, des micro-organismes, comme des bactéries, parviennent à survivre et à se multiplier. Si la vie existe là, pourquoi pas ailleurs dans l’univers ? Ce document permet de faire le point sur les connaissances en matière de vie extraterrestre, bien au-delà des fantasmes et des images de science-fiction.

  

   Jusqu’à la mission Apollo 11, en 1969, les seuls échantillons de matière extraterrestre dont nous disposions étaient les météorites. Parmi celles-ci, les chondrites carbonées contiennent des quantités notables de carbone, dont une partie est constituée de matière organique complexe. L’analyse de ces météorites n’a pas permis de détecter de système vivant extraterrestre, bien que l’analyse en 1996 de l’une des météorites SNC, Shergotty, Nahkla et Chassigny, considérées comme provenant de la planète Mars, suggère qu’elle renferme des traces de la présence d’une vie microscopique martienne.
Si cette interprétation est très contestée, il est en revanche parfaitement établi que les chondrites carbonées contiennent de nombreux composés organiques, incluant des composés d’intérêt biologique ou leurs précurseurs. On a en effet détecté dans la plupart de ces météorites, telles Allende, Murchison, Murray ou Orgueil, des acides aminés et des bases puriques dont les trois biologiques, et certaines bases pyrimidiques, y compris l’uracile.
Les acides aminés sont généralement en mélange racémique et comprennent des composés protéiques et des composés non biologiques. Une étude de John R. Cronin et Sandra Pizzarello publiée en 1997, semble montrer la présence d’un léger excès d’acides aminés L par rapport à leur énantiomère D, d’origine non biologique, dans la météorite carbonée de Murchison.

   L’étude de ces matériaux primitifs présente donc un intérêt considérable pour l’exobiologie et reste d’ailleurs tout à fait d’actualité, en parallèle avec l’exploration spatiale. Ce domaine a connu depuis la fin des années 1970 un développement important, à la suite de la découverte en Antarctique de nombreuses météorites et micrométéorites parfaitement conservées. La collecte de ces dernières est devenue systématique et leur étude ouvre de nouvelles voies de recherche sur les origines de la vie.

   Afin de chercher de façon pertinente de la vie dans l’Univers, il nous faut d’abord connaître les limites de la vie sur Terre. Il s’avère pour l’instant que les bactéries, exclusivement des procaryotes, peuvent vivre à des températures allant de -12°C pour les psychrophiles à 113°C pour les hyperthermophiles, avec une gamme de température ne dépassant pas 40°C.
En ce qui concerne l’acidité du milieu, cela varie d’un pH proche de 0 pour les acidophiles à un pH proche de 11 pour les basophiles. Ces données ne concernent que certaines familles de bactéries dites extrêmophiles qui peuvent parfois cumuler les exploits en se développant à 85°C sous un pH de 2,5. Une bactérie peut même résister à une irradiation par rayons gamma de 10 000 grays, sachant que 10 grays sont fatales à l’homme.
D’autres bactéries dites « halophiles » vivent dans des eaux où la concentration de sel est dix fois supérieure à celle de l’eau de mer. Des bactéries « barophiles » prospèrent à 10 000 mètres de profondeur à des pressions équivalentes à 7 atmosphères, soit 69 méga-pascals.

   Ces extrêmophiles permettent aux scientifiques d’envisager de façon raisonnable l’existence de formes de vie sur d’autres planètes bénéficiant de conditions moins similaires à celle de la Terre pour leur apparition et leur développement.
Un nombre de preuves croissant, telles que le transfert de  bactéries à basse température via la météorite de Allen Hills et des modèles théoriques suggère que des objets capables de transporter la vie sont passés d’un corps du Système solaire à l’autre avec une fréquence signifiante. C’est la théorie de la Panspermie. On a découvert des extrêmophiles dans des environnements terrestres avec de hauts niveaux de radiation et des conditions extrêmement froide qui, bien que pas aussi extrême que les conditions sur Mars et d’autres planètes, démontre l’incroyable capacité d’adaptations des  bactéries, ce qui indique que les zones habitables pourraient être plus étendues qu’on ne l’admettait auparavant.
Mis ensemble, ces faits augmentent la probabilité que la vie ait été transférée entre la Terre et Mars tôt dans l’histoire du Système solaire et pourrait avoir survécu sur Mars jusqu’à nos jours.

   La recherche de traces de vie dans le système solaire, et l’éventualité d’un retour d’échantillons de corps célestes pouvant avoir hébergé une forme de vie, imposent, en accord avec les traités internationaux sur l’espace extra-atmosphérique, une interaction forte de l’exobiologie avec les activités regroupées sous le terme générique de la protection planétaire.

   Ajout personnel : Je mets le satellite Europe en image de présentation, en effet, c’est l’endroit le plus prometteur pour accueillir la vie dans le système solaire. On ne peut s’empêcher de penser, bien sur, à « 2010 l’année du premier contact », d’arthur c. clarcke ( déjà cité dans un article précédent: îles de beautés, Sri Lanka. Mais comment pourrait-t-il en etre autrement face à un tel génie?. Souvenez vous de cette phrase  » tous ces mondes vous appartiennent sauf Europe ne vous y poser jamais »). Savez-vous qu’un film est sorti en 2012 « Europa report » sur une expédition partie à la recherche de la vie sur Europe. dommage qu’ils en aient fait un film d’horreur, comme toujours, (cf également le film Apollo 18, je vous le répète les humains transforment tout en horreur que ce soit les documentaires, les films etc…. c’est un véritable cauchemar!!!). En revanche, là ou le film est surprenant, c’est par rapport aux formes de vie qu’ils découvrent sur Europe, et croyez moi, on est loin de la bactérie ou de l’être unicellulaire. En effet, je suis consterné de voire que souvent on envisage la vie extraterrestre qu’au stade de l’être unicellulaire. Mais que je sache , tout comme la Terre, Europe est stable depuis des milliards d’années et donc pourquoi l’évolution n’y aurait pas suivi son cours? Ce qui est justement le cas dans ce film: « Europa report »

   voici le lien Wikipédia sur l’exobiologie

   et les liens pour d’autres documentaires complémentaires de celui-ci:

   xénius, la vie extraterrestre éxiste-t-elle?

   Planètes habitables, les découvertes de Kepler

   Entre TERRE et CIEL – Mars à la recherche de la vie 

   enfin, d’autres photos tirées du documentaire:

   NB: La photo n°4 montre les impressionnants geysers qui fusent à partir du pôle sud d’Ancelade, juste au bout, de ce que l’on appèle les rayures du tigre. Ancelade est  un petit satellite de Saturne qui lui aussi intéresse les exobiologistes au plus haut point et qui pose beaucoup d’interrogations notamment sa température beaucoup plus élevé qu’elle ne devrait ètre.

   Ajout de dernière minute, la dernière photo du film « 2010, l’année du premier contact »: