Xénius – Naga, cité Nubienne, une haute culture ensevelie

2015 – Xénius – Naga, cité Nubienne, une haute culture ensevelie – ( Qualité 720p, taille 42 – 464 Mo pour 24’52 », original 25’43 »), vérifié et bon pour le site.

 

   Xenius: Naga, cité nubienne – Une haute culture ensevelie

   Résumé de Xenius : Naga, cité nubienne – Une haute culture ensevelie
La haute culture ne s’arrêtait pas à l’Égypte antique. Bien plus au Sud, au Soudan, des scientifiques ont découvert le site archéologique de Naga, ville-sanctuaire et poste avancé du royaume de Méroé, une société influencée par les civilisations égyptienne et grecque, et néanmoins totalement autonome. Pour effectuer les fouilles, les archéologues font appel à des technologies de pointe. Xenius visite le Musée égyptien de Munich.

   NAGA

   Le site de Naga se trouve à environ 130 km au nord-est de Khartoum et à 30 km de la rive orientale du Nil. Il est dominé par le Djebel Naga. En 1822, les Français Frédéric Caillaud et Linant de Bellefonds le visitent. En 1844, le Prussien Richard Lepsius en fait une étude détaillée. L’historique de Naga s’inscrit entre le Nil et la rivière Atbara, région fertile à la fin du premier millénaire av. J.-C. et les premiers siècles de notre ère. Sur l’axe du « couloir africain » sud-nord et des circuits commerciaux vers la mer Rouge, l’agglomération fait partie du réseau urbain méroïtique. Les fouilles et les travaux de restauration de la mission allemande du Ägyptisches Museum und Papyrussammlung Staatliche Museen zu Berlin (Musée égyptien de Berlin) démontrent l’importance de ce site. Le visiteur est surpris par l’ensemble cultuel élaboré sous le roi Natakamani, la reine Amanitoré et le prince Arikankharor (aux alentours de notre ère).

   Le temple d’Apédémak est consacré au dieu méroïtique qui se présente sous la forme d’un lion. Il apparaît avec trois têtes et quatre bras évoquant des influences indiennes. Sur les côtés latéraux du pylône, le dieu arbore la tête de félin mais avec des bras humains au-dessus de son corps, immense serpent sortant d’une fleur de lotus ou d’acanthe. A l’intérieur du temple, il s’apparente à Zeus, le dieu grec ou à Sérapis, le dieu alexandrin. Les murs extérieurs font référence à des divinités comme Amon sous la forme du bélier (Amani en méroïtique) avec la présence du roi, de la reine et du prince richement vêtus et parés de bijoux. Sur ces parois, Apédémak s’affiche d’une part en tant que dieu de la vie avec le signe ankh et d’autre part en tant que dieu guerrier avec l’étendard. Ce sanctuaire comporte une seule pièce (ou cella), caractéristique des temples indigènes, alors que les temples égyptiens se composent d’une enfilade de cours et de salles respectant la proportion harmonique c’est-à-dire le rapport spatial des salles entre elles. Les influences gréco-romaines dans l’architecture et l’iconographie des édifices religieux attestent d’échanges économiques et culturels avec la ville d’Alexandrie et le Bassin méditerranéen. Près du temple d’Apédémak, le kiosque, chef d’oeuvre de l’art nubien (1er siècle de notre ère), est un singulier mélange de motifs pharaoniques et gréco-romains

   Le temple d’Amon fait partie des lieux de culte consacrés à cette divinité à l’époque méroïtique ; il faut mentionner les sanctuaires d’El-Hassa (à 160 km au nord de Khartoum) et de Dangeil (au nord de la rivière Atbara à 380 km de la capitale soudanaise). Contemporain du temple d’Apédémak, ce sanctuaire est édifié sur une terrasse artificielle. Dromos de béliers, pylônes, cours péristyle et hypostyle, pronaos et naos constituent les structures classiques d’un temple égyptien. Les décors font référence au génie Hapy et au dieu Amon à qui le roi Natakamani et la reine Amanitoré font des offrandes. Perpendiculairement à ce temple, les bases d’une structure ont été mises au jour en 2004 par la mission allemande du musée de Berlin. Près des vestiges archéologiques, la présence d’un puits permet d’appréhender la vie quotidienne des pasteurs-éleveurs de moutons, de chèvres, de bovins ou de dromadaires.

   Ajout personnel: un documentaire fort intéressant, outre le fait de parler de la civilisation Méroïtique il rappelle l’un des aspects important de l’archéologie celui de rendre leur Histoire au peuple. D’établir une continuité de la période actuelle avec le passé. Cette mission de l’archéologie n’est que trop rarement mise en évidence. Elle est pourtant au moins aussi importante que de mettre à jour des témoignages du passé. En cela, l’archéologie est une science bien vivante et non pas uniquement axée sur le passé, trop souvent présenter comme tel, c’est d’ailleurs idem pour l’Histoire en générale. Cela est fort regrettable car l’histoire en devient rébarbative au lieu d’être une science captivante… Tout ceci est parfaitement bien expliqué ici à 19’27 ». Dans un autre documentaire « Trésors du Mexique » le gouverneur de l’état du Campeche souligne également le travail des archéologues Français pour la restitution de leur culture Maya, l’âme mème de ce Peuple (cf. le petit extrait ci-après):

  

   Voici les liens Wikipédia pour: Le Soudan

                                               Le royaume de Koush

                                               Méroé

                                               Naga

  

   Et d’autres photos tirées du documentaire (en ordre chronologique):