Apollo-Soyouz. Rendez-vous au sommet

2015; Apollo – Soyouz, rendez-vous au sommet – ( Qualité 720p, taille 39 – 696 Mo pour 54’24 », original 58’48 »), vérifié et bon pour le site.

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   Résumé de: Apollo-Soyouz, rendez vous au sommet

   Retour sur un événement marquant, avec son déroulement et les circonstances qui l’ont rendu possible

    Début des années 70, alors que la guerre froide bat son plein et que les deux supers puissances se sont lancées dans une course sans limite à la conquête de l’espace, un évènement sans précédant se prépare…L’Union soviétique et les États-Unis mettent au point leur première mission spatiale conjointe. Le 17 juillet 1975, à 15h15, à 225 km d’altitude juste au dessus de l’Espagne, un vaisseau Apollo vient se placer sur l’orbite d’un vaisseau Soyouz… Quelques minutes plus tard les deux vaisseaux « ennemis » s’amarrent. Les écoutilles du sas s’ouvrent, et le commandant Américain Thomas Stafford échange une chaleureuse poignée de main avec son homologue Russe Alexeï Leonov. C’est le premier arrimage de deux vaisseaux spatiaux de l’histoire. Cette rencontre « au sommet » est finalement le fruit d’une collaboration commencée six ans plus tôt.

    Quand Richard Nixon et Alexeï Kosyguine signent officiellement le traité de cette coopération spatiale en 1972, les plus optimistes commencent à croire que le monde va peut-être changer. Parce qu’au delà du défi technologique pour harmoniser deux conceptions spatiales totalement différentes, cet évènement est un acte politique fort, symbolisant le début du réchauffement entre les deux grandes nations, 18 ans avant l’effondrement du bloc Soviétique.

    Aujourd’hui, il est encore considéré comme une aventure humaine et politique des plus marquantes du XX siècle. En s’appuyant, sur le témoignage des commandants Thomas Stafford et Alexeï Leonov ainsi que sur les derniers témoins de cette aventure, mais aussi sur l’importante quantité d’archives américaines et russes qui relatent cet événement, de sa genèse à son aboutissement, ce documentaire dévoile les coulisses d’une histoire qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Cette collaboration qui est finalement devenue un symbole politique, a-t-elle changée quelque chose dans les relations américano-soviétiques?

    Le vaisseau Appolo-18 des américains est emmené par Thomas Stafford et l’équipage russe à bord de Soyuz-19 est dirigé par le commandant Alexei Leonov. En pleine guerre froide l’Appolo-Soyuz Test Project est la plus grande campagne de communication entre les deux nations le plus grand tour de passe passe de technologies en plein ciel.

    Ce qui est en train de se jouer dans l’espace, ce 17 juillet 1975, est unique. Un vaisseau Apollo, fleuron de la technologie américaine et son grand rival dans la course aux étoiles, le vaisseau Soyouz, orgueil du collectivisme soviétique, vont s’unir pour quelques heures afin de simuler une opération de sauvetage… Ces deux vaisseaux de conceptions très différentes symbolisent la puissance de deux mondes qui s’affrontent depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Pour réaliser ce mariage contre nature il a fallu, aux ingénieurs soviétiques et américains, coopérer et déployer des trésors d’ingéniosités pour rendre les technologies compatibles. Cette aventure scientifique et humaine mettra 5 ans avant d’aboutir.

    Cet épisode de la conquête spatiale est tout sauf anecdotique, car il s’inscrit dans un contexte géopolitique dominé par la guerre froide. Aujourd’hui, on peut attribuer à cette improbable rencontre, la force du symbole. A cette époque, les deux grandes puissances essayent encore d’étendre leur influence pour imposer leur conception du monde au reste de la planète. Dans ce face à face musclé cette aventure apparaît comme une parenthèse dans la lutte idéologique qui oppose américains et soviétiques, et symbolise très concrètement aux yeux du public, l’aboutissement de ce qu’on a appelé « la détente ». Un espoir et un soulagement pour tous ceux qui ont conscience que cet affrontement qui dure depuis la fin de la dernière Guerre Mondiale, peut mener à la destruction de la planète si le feu nucléaire était déclenché.

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   Ajout personnel: Comme il est précisé dans le résumé ci-dessus, l’importance diplomatique de cette rencontre spatiale est tout sauf anecdotique. En effet, la période de la guerre froide était hallucinante d’absurdité. Les 2 super-puissances qu’étaient les USA d’un coté et le bloc soviétique de l’autre se comportaient, au sujet des armes nucléaires, exactement comme une reine termite qui toute les minutes pond un œuf. Sauf qu’ici il s’agissait d’ogives nucléaires. cette situation, lamentablement absurde, a toutefois finie par être perçue (comme quoi tout arrive!) par les 2 chefs d’états. Mais il aura fallu tout de mème la bagatelle de plusieurs dizaines de milliers d’ogives nucléaires, de quoi anéantir non seulement toute la population dite « ennemie » mais aussi de faire sauter cette planète plusieurs fois, pour arriver à cette compréhension. La phrase à 04’37 » n’est absolument pas exagérée, à cette époque le monde vivait en permanence avec cette épée de Damoclès: celle du déchainement nucléaire.

   Voici un court extrait issu de l’article que Wikipédia consacre à la « guerre froide » qui explique la folie de la progression des armes atomiques durant cette période: « La capacité de destruction inégalée de l’arme atomique, qui pour la première fois rend les États-Unis réellement vulnérables à une attaque, et la course aux armements stratégiques qui va résulter de la crainte que chacun des deux Grands a d’être dépassé et donc mis en situation d’infériorité par son rival, vont symboliser la guerre froide, davantage encore que ses dimensions idéologiques, politiques ou économiques. » et ci-dessous, 2 tableaux montrant d’une manière concrète le résultat de cette hallucinante politique sur la prolifération de ces armes (cf. les liens Wikipédia).

   Liens Wikipédia pour: La guerre froide (extraordinairement complet!)

                                   La course aux armements nucléaires

   et un autre article sur ce sujet: Une victoire à 5 800 milliards de dollars
Fallait-il vraiment construire 70 000 armes nucléaires pour gagner la guerre froide.

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   D’autre part, il ne faut pas oublier qu’avec un tel arsenal nucléaire, le risque de se croire victime d’une telle attaque est bel et bien réel. Mème si depuis la fin de la guerre froide les stocks d’armes ont diminués (mais ceux-ci se comptent toujours en milliers de milliers) ce risque de méprise, d’erreur est absolument toujours possible…Pour illustrer ceci, je vous mets ci-après plusieurs liens renvoyant à des articles relatifs à ce risque inhérent à la possession prolifique d’armes nucléaires. Après leur lecture, il apparait comme une chance inouï que nous soyons tous encore là!

   Liens Wikipédia pour: Vassili Arkhipov

   Autre article sur ce personnage: Vassili Arkhipov, l’homme qui a empêché la guerre nucléaire

   Lien Wikipédia pour: Incident de la fusée norvégienne

   Et enfin 2 liens exhaustifs sur ce sujet: 8 dates où le monde est passé tout près d’un conflit nucléaire

                                                          : Crises nucléaires : cinq fois où l’humanité a failli disparaître

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   Quitter cette page sans rendre hommage à Laïka, dont on parle ici à 04’02 », serait une totale hérésie (au sens littéral du terme). Je vous mets les liens suivant concernant cette petite chienne. Ainsi que sa photo issue du 2ème lien.

   1er Lien Wikipédia pour: Laïka

   2ème lien: L’extraordinaire histoire de Laïka…

   Petite musique pour toi Laïka

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   A noter que, dans son 2ème tome de sa saga « l’odyssée de l’espace » (2010: Odyssée deux), Arthur C. Clarke a donné le nom de Léonov au vaisseau spatial affrété par l’URSS. D’autre part, s’il y a un film qui relate parfaitement l’ambiance de cette époque de la guerre froide, c’est bien celui tiré de ce roman: 2010 l’année du premier contact (2010 the year we make contact). Cf. la vidéo ci-dessous contenant tous les passages de ce film concernant ce sujet. Bien qu’il s’agisse d’un film de S.F. cela  vous décrira l’ambiance assez « inconfortable » qui régné à époque.

1984 – 2010, L’année du premier contact – Passages guerre froide – ( Qualité 768X576p, taille 39 – 083 Mo pour 05’04 »).

   Voici les 10 dernières minutes de ce film, pour terminer sur une note d’espoir. Et en effet, nous ne somme que les locataires..!

1984 – 2010, L’année du premier contact – Les 10 dernières minutes – ( Qualité 768X576p, taille 39 – 162 Mo pour 09’58 »).

   Lien Wikipédia pour: 2010: Odyssée deux

   NB: à 08’53 » nous retrouvons Floyd avec son fils Christopher et sa seconde épouse, une fin bien plus en adéquation avec ce site. Merci la Warner d’avoir eu, par anticipation, cette délicatesse!(X10)

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   Et d’autres photos tirées du documentaire (en ordre chronologique). N’hésiter surtout pas à mettre sur pause, cela imite à la perfection un déroulement de diapositives. Il ne manque plus que le bruit du déclic de la machine:

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   En cours d’élaboration, mais que cela ne vous empêche pas de trouver 1/10 de nanoseconde dans votre emploi du temps de ministre (surchargé, comme il se doit), tant ce documentaire est extraordinaire..!(X125386!)